Interview de AI KAGO extraite d'un livre de Tsunku publié en 2001
La journaliste - Quand tu as réussi l'audition pour faire partie des Morning Musume, tu as déclaré avoir eu l'impression de monter au paradis. Mais après le paradis, il y a un enfer et un entraînement trés pénible a commencé pour toi, n'est ce pas?
Ai Kago - Oui, j'ai réalisé qu'il y avait beaucoup des montagnes et d’épreuves à surmonter (rire)
La journaliste - La première fois que tu as rencontré les membres du groupe, tu t’es sentie comment?
Ai Kago - Je me suis sentie comme dans un rêve. J’ai pensé "est ce que je pourrai vraiment m'intégrer au groupe ?" 2 semaines avant l’audition, J'avais écrit que je voulais devenir chanteuse dans un journal (*les écoliers doivent écrire régulierement dans un journal pour l’école, sorte de journal intime pour le montrer ensuite aux professeurs) J'avais aussi écrit que je voulais participer à l’émission "kouhaku uta gassen"(*Emission musicale diffusée en direct le 31 Décembre depuis plusieurs années).
La journaliste - Et c'est par hasard tu as vu que l’émission ASAYAN lançait un nouveau casting afin de recruter des nouveaux membres pour les Morning Musume ?
Ai Kago - Oui c'est ça. Si je n'avais pas regardé ASAYAN, je n'aurais pas été au courant de cette audition. J’ai su à ce moment là qu’il me fallait tenter ma chance pour réaliser mon rêve
La journaliste - Tu aimais les Morning Musume depuis toujours ?
Ai Kago - Oui, j'étais une fervente admiratrice, surtout de Gocchin (maki goto)
La journaliste - Tu as voulu imiter Maki ?
Ai Kago - Oui, je voulais chanter et danser comme elle. J'ai connu les Morning Musume grâce à la chanson "LOVE MACHINE". C’est une amie qui m'avait conseillé d’écouter « Love Machine » en disant que c'était une chanson trés drôle (rire) et c’est à partir de là que j'ai commencé à écouter et à aimer les Morning Musume. Je ne connaissais pas leurs chansons avant cela.
La journaliste - Donc tu as eu beaucoup de chansons à devoir mémoriser !
Ai Kago - Oui, j'ai eu du mal à toutes les apprendre parfaitement et à connaître les chorégraphies. Faire les deux en même temps n’a pas été une chose facile.
La journaliste - Toutes les nouvelles ont dit avoir connu la même difficulté, surtout pour la danse.
Ai Kago - Lors de notre arrivée dans le groupe (*4ème génération : Ai Kago, Nozomi Tsuji, Rika Ishikawa et Hitomi Yoshizawa) nous avons eu beaucoup de cours de danse. Nous avions des leçons de danse tous les jours. En plus le professeur Mayumi Natsu ( prof. de danse) était très sévère et j'avais peur d'elle.
La journaliste - Ah ça aussi, toutes les filles le disent (rire)
Ai Kago - Elle étais trrrrres sévère ! Pendant des répétitions de danse, lorsqu’un membre se trompait, nous devions toutes recommencer la chorégraphie du début. Maintenant, elle est gentille (rire)
La journaliste - Du paradis à l'enfer (rire). Tu avais imaginé que ça serait aussi dur ?
Ai Kago - Non, je pensais que ça serait quand même plus facile, mais... je me suis trompée. Ce qui était également difficile, c'était de vivre à Tokyo et retrouver son chemin dans les rues. Je possédais toujours un plan de la ville sur moi. J'ai même eu peur de marcher dans les rues de Sibuya.(rire)
La journaliste - Tu n'as pas eu d'envie de quitter les Morning ?
Ai Kago - J'ai dit ça plusieurs fois, mais juste pour rire. Je n’ai jamais pensé sérieusement à quitter le groupe.
La journaliste - As-tu connu des moments difficiles ?
Ai Kago - Tous les jours (rire)
La journaliste - Jours après jours, tu n’as connu que des mauvais moments ...... ?
Ai Kago - Mais tu sais, quand je passais une durejournée ou que je passais par une mauvais période, je ne pensais qu'à rentrer chez moi et à quitter les Morning.
La journaliste - Ta famille te manque ?
Ai Kago - J’ai souvent eu le mal du pays...... et c'est ce moment là le pire. Tellement que j'avais du mal à sourire pendant une émission ou un concert.
La journaliste - Effectivement, je me suis souvent inquiété pour toi en regardant la télévision. Je pensais alors que tu étais malade ?!
Ai Kago - Ouiii, c’est un moment très difficile à supporter.
La journaliste - Et comment as-tu réussi à surmonter tout ça ?
Ai Kago - Parmi les 4 nouvelles membres (* Ai, Nozomi, Rika, Hitomi), j'etais la seule qui habitais avec sa grand-mère. Certaines des autres filles habitaient encore avec leur famille et je les enviais beaucoup. Mais grâce à ce sentiment, j'ai pu devenir plus forte ! Maintenant, je n’ai plus ce problème !
La journaliste -Tu es devenue plus forte pendant ces 2 dernière années ?
Ai Kago - Oui, avant, j'etais faible, je ne pouvais rien faire sans ma mère. Maintenant, quand je vois ma mère, elle me dit que je suis devenue forte et que j’ai grandi (rire).
La journaliste - Au début, excepté en danse, il t’es déjà arrivée d’être grondée et pour quelles raisons ?
Ai Kago - Ah, par exemple quand mon manager était entrain de nous parler et que je mangeais de la "gelée" (*sorte de bonbon) avec Nozomi au lieu de l’écouter ! ! dans ces moments la je me faisais gronder et il me demandait d'arrêter de manger pendant son discour.
La journaliste - C’est une réaction enfantile ça!
Ai Kago - Oui, j'étais trrrrrés gamine..
La journaliste - Toi et Nozomi, vous êtes inséparables depuis toujours, mais elle n'est pas aussi ta rivale ?
Ai Kago - Au début je pensais qu’elle me voyait comme une rivale. Moi aussi j’ai effectivement pensé la même chose.
La journaliste - Et maintenant ?
Ai Kago - Pas du tout ! Au début par exemple, nous étions dans la même chambre à l'hôtel et nous avions beaucoup parlé, de nos qualités, de nos défauts et de nos expériences. C'est vrai qu'au début on se considérait comme des rivales mais après nous avoir beaucoup parlé, nous nous sommes rapproché et devenues de trés bonnes amies.
La journaliste - Et pour les autres ? Tu les considéres comme des rivales ?
Ai Kago - Je crois que non et de toute façon je n'aime pas avoir cet esprit de compétition.
La journaliste - C’était dur de se savoir toujours comparer, n'est ce pas?
Ai Kago - Exactement, j'ai toujours été comparé à Nozomi. Cela me met parfois sous pression et je n'aime pas ça !
La journaliste -Tu n'aimes pas que l’on te compare avec quelqu'un d’autre ?
Ai Kago - Non et depuis toujours. Avant dans mon quartier, il y avait une fille qui s'appelait AI. Et comme je n'aimais pas être comparée à elle, j'avais demandé à ma mère de mechanger mon prénom.